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Notre-Dame

Originaire de la banlieue parisienne, je suis personellement très ému par cet évènement tragique.  Voici un texte du Président de l'association Cavaillé-Coll que je me permet de diffuser. 

Yves Yollant

Chers amis de l' Association Aristide Cavaillé-Coll,
… les larmes, toute la nuit, et aujourd'hui encore, face à ce désastre.
Quelle tristesse pour cette silhouette parmi les plus belles au monde, ce si vieux bois, cette nef vénérable et cette tour Nord qui ont menacé de s'effondrer, pour tout ce travail inlassable des hommes au fil de l'histoire. Je n'ose penser aux vitraux, aux rosaces médiévales, aux boiseries du choeur, aux voûtes.

Pour le grand orgue, je ne sais pas encore ; ses tuyaux pour partie des XVIe et XVIIe siècles et dans leur majorité provenant des chefs-d'oeuvre de Clicquot et de Cavaillé-Coll peut-être çà et là fondus, des timbres porteurs d'une certaine vérité d'un temps ancien peut-être perdus, les sommiers et boiseries historiques sans doute inondés.

Très peu d'entre nous ont connu les désastres encore plus incommensurables causés par les tragédies humaines du XXe siècle.

Bien-sûr les raisons n'ont pas été les mêmes. Mais les images – entre tant – de Saint-Paul de Londres debout dans la fournaise, des villes à terre comme Hambourg, Le Havre ou Caen – et avec ces dernières deux Cavaillé-Coll uniques – s'imposent à notre imaginaire.

Tant de merveilles déjà disparues, de bibliothèques ou musées incendiés, tant de vies perdues ou marquées.

Et pourtant, la Marienkirche de Lübeck, la Cathédrale de Rouen, celle de Reims ou encore la Frauenkirche de Dresde ont pu renaître ; la vie aussi.

Tous nos petits combats sont bien vains... Souvent je réalise qu'un jour, bien après nous, même les Pyramides ne seront plus ; pourtant il nous faut poursuivre, chacun, pour chaque toute petite chose, et continuer à donner, à protéger, à transmettre, à nous émerveiller.

Je ne cesse de penser au texte du dernier choral de l'Orgelbüchlein de Bach :

Ah, combien est vaine et furtive La vie de l'homme
Comme un nuage bientôt se forme Et bientôt aussi se défait
Telle est notre vie, voyez.

Une nouvelle prise de conscience de la fragilité de notre patrimoine s'impose à nous ; elle s'est manifestée, dramatiquement, là où ne l'attendions pas. C'est pour l'heure une peine immense, mais il y a la renaissance, toujours, et sans doute nous surprendra-t-elle, également, à un moment où nous ne l'attendrons pas.

Je vous souhaite grand courage à toutes et tous, et vous adresse mes sentiments les plus cordiaux et dévoués,
François Ménissier, Président

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